La Metis Heritage Association des Territoires du Nord-Ouest définit les Métis du Nord comme des gens qui, au début de l'histoire des Territoires du Nord-Ouest, avaient des liens familiaux avec le Québec ou la communauté de Red River, ou, dans les années qui ont suivi, quiconque avec un mélange d'origines autochtones et non autochtones qui choisit de s'appeler Métis.

Le début de l'histoire de la traite des fourrures aux Territoires du Nord-Ouest et le début de l'histoire des Métis du Nord sont inséparables. Les Métis étaient des coureurs des bois de la traite des fourrures, une partie intégrante d'un système de transport maritime qui allait des Grands Lacs et de la vallée du St-Laurent sur des milliers de kilomètres, jusqu'au nord-ouest de la rivière Athabasca et du fleuve Mackenzie.

On croit que les premiers Métis à traverser l'endroit où les eaux qui se déversent dans la baie d'Hudson se séparent des eaux qui se jettent dans l'océan Arctique ont été des coureurs des bois à l'embauche de la Compagnie des Sioux. Cette entreprise de traite des fourrures de la Nouvelle-France établit des postes de traite dans ce qui est maintenant le nord de la Saskatchewan, vers le milieu des années 1700. Quand ces postes de traite ferment, en 1760, ces employés, au lieu de retourner au Québec, traversent le portage Methy, jusqu'aux rivières Clearwater et Athabaska, et se déplacent en aval jusqu'au Grand lac des Esclaves (Consulter la carte). Ces «hommes libres« portent les noms de famille Beaulieu, Poitras, Cayen, Mandeville, Lafleur et Tourangeau, des noms qui sont encore bien connus de nos jours aux Territoires du Nord-Ouest.