1930's Les années 30 De la fourrure aux mines – Une nouvelle économie émergente

Avant l’arrivée des compagnies de fourrure aux Territoires du Nord-Ouest à la fin des années 1700, les Dénés et les Inuits vivent des richesses de la terre. Grâce aux fusils, aux outils en acier, aux marmites en cuivre et au thé, leur vie commence à changer. D’ailleurs, afin de pouvoir se procurer ces biens, on commence peu à peu à dépendre du trappage. Au début du 20 e siècle, la pratique quotidienne du trappage est si courante qu’elle est considérée, avec la chasse et la pêche, comme une activité traditionnelle. Jusqu’au milieu des années 30, l’économie des Territoires du Nord-Ouest repose presque entièrement sur le trappage et la traite de fourrure.

L’ouverture d’Eldorado en 1933 (carte), la première mine de radium et d’uranium au Canada, et le coulage du premier lingot d’or à la Con Mine de Yellowknife en 1938 sont des points tournants dans l’histoire du Nord. Alors que l’exploration et la mise en valeur du minerai ralentissent pendant la Seconde Guerre mondiale, l’expansion rapide d’après-guerre relègue le trappage au second plan comme principale source d’économie pour le Nord. Certains autochtones du Nord sont embauchés dans ce nouveau secteur d’activités en tant qu’ouvriers, tandis que d’autres travaillent sur la terre et aident les prospecteurs. Toutefois dans la majorité des cas, ces employés n’incluent pas les Dénés et les Inuvialuits, qui jusque dans les années 80 comptent en grande partie sur le trappage pour gagner leur vie.

Aujourd’hui, pour chaque dollar qui provient du trappage aux Territoires du Nord-Ouest, plus de deux mille dollars proviennent de l’industrie de l’exploitation aurifère et du diamant.